Le trouble dysphorique prémenstruel, ou TDPM, toucherait entre 3
et 8 % des femmes. Pourtant, cette forme sévère du syndrome
prémenstruel reste largement méconnue.
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Publié par LOUISE LEBOYER le 3 juin 2023.
Fatigue, stress, irritabilité, douleurs en tout genre, baisse de
libido…
Au cours du cycle menstruel, les symptômes se suivent et ne
se ressemblent pas toujours. Au fur et à mesure, il est possible
d’identifier quels symptômes correspondent à chacune des phases du
cycle. Selon les chiffres d’une étude publiée dans le"Journal
gynécologie obstétrique et biologie de la reproduction", 75 % des
femmes en âge de procréer seraient touchées par le syndrome
prémenstruel (SPM). Ce terme désigne l’ensemble des symptômes
physiques et psychologiques qui surviennent environ 2 à 7 jours
avant l’arrivée des règles. Mais pour environ 5 % des femmes, ce
SPM est plus sévère et l’on parle alors de Trouble dysphorique
prémenstruel (TDPM).
Qu’est-ce que le trouble dysphorique prémenstruel ?
S’il dure le même temps que le SPM, le TDPM est jugé plus sévère en raison de
l’intensité des symptômes. Ceux-ci sont « comparables en sévérité, mais pas en
durée, à ceux d’une dépression et provoquent une altération marquée des activités
ou de la capacité de fonctionner socialement », résume "la Revue médicale suisse".
Afin de poser un diagnostic, deux cycles doivent être attentivement suivis et leurs
symptômes répertoriés. « Pour répondre aux critères du trouble dysphorique
prémenstruel, au moins 5 des 11 symptômes possibles doivent être
présents dans la phase prémenstruelle », expliquent les chercheurs d’une étude
publiée dans le Journal of Psychiatry and Neuroscience en 2008. Ils doivent
également disparaître peu après l’apparition des règles. Les symptômes répertoriés
par le DSM-IV sont les suivants :
-
Une humeur dépressive marquée, un sentiment de désespoir et une
autodépréciation. -
Une anxiété marquée, l’impression d’être tendu et nerveux. -
La labilité émotionnelle : c’est-à-dire une humeur changeant brusquement. -
Une colère ou une irritabilité marquée et persistante. -
Une diminution d’intérêt pour les activités habituelles qui procurent
généralement du plaisir. -
Des difficultés de concentration. -
Une léthargie, une fatigue ou une perte d’énergie significative. -
Un changement dans l’appétit : il peut notamment s’agir d’une envie excessive
de certains aliments, voire d’hyperphagie. -
L’hypersomnie ou l’insomnie. -
Le sentiment d’être débordé. -
Des symptômes physiques, tels que les douleurs dans les seins, les maux de
tête, les douleurs articulaires ou musculaires.
Quels traitements pour le TDPM ?
« Les traitements les plus systématiquement étudiés ont été
l'élimination des fluctuations hormonales par des traitements de
suppression de l'ovulation ou la "correction" du dérèglement des
neurotransmetteurs par des antidépresseurs ou des anxiolytiques »,
rapportent Teri Pearlstein et Meir Steiner pour le Journal of
Psychiatry and Neuroscience .
Outre les traitements médicamenteux,
des suivis thérapeutiques peuvent être envisagés.
Par ailleurs, au
cours de plusieurs études, l’activité physique quelle qu’elle soit a
montré une amélioration significative des symptômes aussi bien
physiques que psychologiques, note la Revue médicale suisse. La
réduction d’apport en sel, sucre, alcool et caféine et l’augmentation
en hydrates de carbone pourraient également jouer un rôle.
CATHERINE CHOPIN N° ADELI : 75 00 0861 7
Credit photo : doran- Pixabay
